C'est le mois du diabète et voilà ce que nous faisons au CUSM

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Recherche et thérapies innovatrices au CUSM

Deux millions de Canadiennes et Canadiens souffrent de diabète, maladie qui survient soit lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d'insuline (diabète de type 1 : le plus courant chez les enfants) soit lorsque le corps ne parvient pas à utiliser l'insuline qu'il produit de façon adéquate (diabète de type 2 : le plus courant chez les adultes présentant une surcharge pondérale). Si dix pour cent des Canadiennes et Canadiens souffrent de diabète de type 1, 90 pour cent souffrent de diabète de type 2.

Au CUSM, les cliniciens et les chercheurs tentent d'intervenir à l'endroit des diabètes de type 1 et de type 2, au moyen de plusieurs programmes de traitement uniques.

Hôpital de Montréal pour enfants : centre pédiatrique de la pompe à insuline

Aux dires du Dr Laurent Legault, chef de la clinique du diabète du centre pédiatrique de la pompe à insuline de l'Hôpital de Montréal pour enfants : « Nous traitons près de 500 enfants dont la plupart sont affligés d'un diabète de type 1. Près de 15 pour cent ont recours à une pompe à insuline. »

Les pompes à insuline surveillent et contrôlent constamment le niveau de glycémie de leur utilisateur, ce qui permet de contrôler beaucoup mieux le diabète qu'avec les injections à insuline traditionnelles. D'importantes études ont démontré qu'un meilleur contrôle du diabète permettait de réduire les risques de complications graves, plus tard, au cours de la vie.

« Le recours croissant aux pompes à insuline témoigne de la tendance en faveur d'un traitement plus intensif à l'égard du diabète » de dire le Dr Legault. « Nous avons également recours à de nouveaux types d'insuline. Ceux-ci présentent le potentiel d'améliorer tant la qualité de vie que le contrôle. »

« Le centre est unique dans le domaine de la pédiatrie au Québec. S'il est officiellement ouvert depuis 2005, nous travaillons sur ce sujet depuis 2000. En plus de traiter des enfants, nos équipes d'experts aident d'autres centres à élaborer leurs propres programmes. »

Dans un monde idéal, on parviendrait à prévenir complètement le diabète de type 1. L'Hôpital de Montréal pour enfants intervient également dans le domaine de la recherche sur la prévention du diabète. Pour citer le Dr Legault : « Nous sommes le seul centre qui, au Québec, participe à TrialNet, une importante initiative en matière de recherche dont l'objectif est de prévenir le diabète de type 1. Il est possible de faire subir des analyses aux personnes dont les membres de la famille souffrent de diabète afin de déterminer leur niveau de risque. Compte tenu des résultats des analyses, nous pouvons leur suggérer des stratégies de prévention en vue de contribuer à ralentir ou à prévenir l'évolution du diabète. »

Recherche de pointe dans le domaine du diabète de type 2

Les hôpitaux offrant des soins aux adultes du CUSM effectuent également des travaux de recherche de pointe dans le domaine du diabète. Pour citer le Dr Lawrence Rosenberg, détenteur de la chaire A.G. Thompson en recherche chirurgicale au CUSM et professeur de chirurgie et de médecine à l'université McGill : « Nous travaillons notamment sur des mécanismes qui permettent de refaire croître des cellules productrices d'insuline en laboratoire, en vue de les greffer sur des personnes souffrant de diabète. Ces cellules ainsi transplantées pourraient permettre au corps des diabétiques de produire à tout le moins un peu d'insuline, réduisant d'autant l'envergure des traitements requis. »

Aux dires du Dr Rosenberg : « Nous mettons également à l'essai une nouvelle pharmacothérapie qui induit la croissance de cellules productrices d'insuline. Le médicament est basé sur une protéine que l'on retrouve normalement dans le pancréas. Nous avons terminé plusieurs essais sur les humains et les résultats obtenus jusqu'à présent sont prometteurs. Cette thérapie présente également le potentiel d'améliorer considérablement le traitement du diabète. »

Malgré les progrès qui ont été réalisés sur le plan des traitements, la majorité des patients souffrant de diabète de type 2 doivent toujours faire appel à des injections d'insuline, des médicaments sensibilisants à l'insuline ou à une combinaison de ces deux thérapies. Aux dires du Dr Rosenberg : « Nous devons faire plus encore pour prévenir le diabète de type 2. Les causes fondamentales de l'épidémie de diabète tiennent à un manque d'activité physique et à de piètres habitudes alimentaires. En tant que société, nous devons faire plus pour intervenir à l'égard de ces problèmes, de manière coordonnée. »

On dispose désormais d'une preuve accablante démontrant que l'exercice physique régulier, la perte de poids et le maintien d'un régime alimentaire convenable permettent de réduire considérablement les risques de diabète de type 2.

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