Bruno Tremblay
Le professeur Bruno Tremblay à l’œuvre dans l’archipel arctique canadien.

Bâtir un avenir plus durable

Le changement climatique constitue le plus grand défi auquel nous faisions face à l’échelle planétaire. Tandis que les glaciers continuent à fondre à un rythme sans précédent et que les eaux de l’Arctique canadien deviennent de plus en plus accessibles à la navigation, il revient à des chercheurs de McGill comme Bruno Tremblay, B.Eng. (1987), Ph.D. (1997), du département de Sciences atmosphériques et océaniques de démystifier les effets du réchauffement planétaire.

M. Tremblay participe à une étude à long terme sur les mouvements de glace. Il cherche à mesurer régulièrement l'épaisseur, le taux de compression et la température de la glace au moyen de bouées. Un modèle de l’état futur des eaux de l’Arctique peut être défini à l’aide des données du programme de bouées de l’Arctique canadien, mais les travaux de recherche seraient impossibles sans le soutien de Ferring Pharmaceuticals en raison du coût élevé des trajets nécessaires pour assurer la maintenance des bouées. Une partie du montant de 1 million $ voué à la recherche à McGill a été acheminée vers le fonds de soutien au programme de recherche sur l’Arctique.

« Cela nous aidera beaucoup à effectuer le suivi des glaces de mer et de ses variations interannuelles, et finalement à élaborer des modèles de l’archipel canadien à l’avenir,» affirme M. Tremblay.

Hydro-Québec, qui contribue également à la durabilité de l’environnement, s’est engagée à un verser apport de 10 millions $ qui sera destiné en partie à la science de l’énergie renouvelable et réparti entre trois chaires de recherche. Deux des chaires seront consacrées à la façon de mieux intégrer la génération d’énergie éolienne et solaire dans les réseaux d’alimentation, la troisième, à la prévision à court terme de phénomènes météorologiques extrêmes comme le verglas.

« Les chaires tirent parti d’une synergie naturelle, explique Thierry Vandal, président-directeur général d’Hydro-Québec. Nous sommes de fervents partisans des solutions de production de l’électricité respectueuses de l’environnement, et McGill est un chef de file dans les domaines de l’énergie renouvelable et du changement climatique. »

L’École de l'environnement de McGill a également reçu un grand encouragement grâce à la création de la Chaire Liber Ero en environnement, financée par un don de 1,5 million $ de Richard Bradshaw, B.Com. (1961) et de Val Bradshaw, B.A. (1961).

La nouvelle chaire attirera un spécialiste de renommée mondiale jouissant d’une bonne expérience des sciences naturelles et sociales, qui effectuera des recherches sur les défis environnementaux auxquels nous faisons face au Canada et ailleurs dans le monde.

« Il est tout à fait exceptionnel de pouvoir créer une nouvelle chaire étant donné la conjoncture actuelle, opine la professeure Marilyn Scott, Ph.D. (1980), et directrice de l'École de l'environnement de McGill. Nous sommes très reconnaissants de la générosité de la famille Bradshaw, qui a une très grande influence sur nos missions de recherche, d’éducation et de sensibilisation. »