Peter Rudiak-Gould
Dans le cadre de sa thèse de doctorat, Peter Rudiak-Gould, boursier postdoctoral Mellon, a pu faire du travail sur le terrain pendant sept mois dans les îles Marshall, situées dans la région nord de l’océan Pacifique.

Ah! les sciences humaines!

Que pourraient bien avoir en commun la création des Nations Unies, la danse contemporaine québécoise et des éleveurs de rennes? Des recherches en sciences humaines axées sur ces thèmes, parmi d’autres, ont été financées grâce à une subvention de 1 495 000 $ de la fondation Andrew W. Mellon.

La fondation, qui porte le nom du prestigieux industriel américain, a créé 13 bourses postdoctorales de deux ans pour la Faculté des arts d’une valeur de 55 000 $ chacune. Le programme de bourses postdoctorales Mellon attire des chercheurs de partout dans le monde pour s’assurer que McGill puisse accueillir les intellectuels les plus talentueux.

Le chercheur-boursier de niveau postdoctoral Peter Rudiak-Gould, qui est arrivé à McGill après des études à Oxford, affirme que la bourse a eu une incidence déterminante sur sa capacité de mener ses recherches sur l'influence de l’expertise scientifique sur les opinions des collectivités autochtones en matière de changements climatiques. « La bourse m’a permis d’acquérir plus d’expérience et de titres de compétence en matière de recherche et d’enseignement, explique-t-il. L’allocation de recherche est particulièrement généreuse et m’a permis de mener des activités de développement professionnel et de recherche, par exemple, des conférences et du travail sur le terrain. »

D’autres sujets de recherche ont été financés par le programme, par exemple les filiales britanniques outremer à l’époque de la révolution industrielle, le rôle de la Muzak, et la participation de la communauté des artisans français à la manufacture d’instruments scientifiques.

« L'Université a le devoir de promouvoir les connaissances qui procurent un sens et une signification à nos vies, et les sciences humaines font partie intégrante de ce mandat, affirme Christopher Manfredi, doyen de la Faculté des arts. Ces bourses nous aideront grandement à appuyer les chercheurs postdoctoraux à effectuer des travaux qui sont à la fois transformateurs et créatifs. »

Pour de nombreux étudiants et anciens de McGill, la religion donne aussi un sens à la vie. La succession de Simon et Ethel Flegg a renforcé le rayonnement intellectuel du département d’études juives grâce à un don de 1 million $.

Ces fonds serviront à financer la création de bourses de recherche postdocorale ainsi qu'un partenariat avec l'Association Hillel McGill. Après s’être enfui de l’Allemagne nazie, Simon Flegg est devenu un entrepreneur en construction au Canada et a établi une école professionnelle. Son épouse, Ethel, et lui, tous deux d’ardents défenseurs des traditions juives au Canada et de l’organisme Emunah (Mères d’Israël) souhaitaient contribuer à la préservation de l’héritage et de la culture juifs. Les bourses sont offertes pour tous les domaines des études juives, de l’histoire juive au judaïsme moderne, et le partenariat financera des expériences éducatives offertes par l’association Hillel.

« McGill profitera de la présence de nouveaux chercheurs énergiques, de calibre élevé », affirme Eric Caplan, Ph.D. (1998), directeur des Études juives et du Programme de formation des professeurs pour les écoles juives. Nos étudiants du premier cycle et des cycles supérieurs seront exposés aux travaux de ces boursiers postdoctoraux dans le cadre des cours qu’offriront ces derniers, tandis que les professeurs pourront établir des partenariats et échanger des connaissances avec de nouveaux collègues tout en agissant comme mentors auprès d’eux. »