Mehdi Bihya (gauche) prend un moment pour indiquer qu’il a aimé son stage à L’Oréal Canada.


Diriger les étudiants vers le succès

C’est bien connu, un diplôme universitaire permet d’accéder à de meilleurs emplois. Mais que faire si vous ne savez pas vers quoi vous diriger?

C’était le cas de Mehdi Bihya, étudiant de troisième année en génie des bioressources. Ce Montréalais né au Maroc savait qu’il aimait analyser les choses, mais dans le cadre de son expérience à titre d’entraîneur de tennis, il s'est rendu compte qu’il aimait également travailler avec les gens. « Je voulais que mon emploi me permette de toucher à ces deux aspects – ce serait le travail parfait », explique-t-il.

Un poste à L’Oréal Canada pendant l’été, obtenu par l’intermédiaire du nouveau Bureau des stages de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement, était tout désigné. Le Bureau a été créé grâce à un don d’un million de dollars en 2009 de Marc Bieler, Dip. (agriculture) 1958, B.A. 1964, président de Canneberges Atoka Cranberries Inc., Québec. Non seulement M. Bieler a-t-il approfondi sa passion pour l’agriculture lorsqu’il étudiait au Campus Macdonaled, nous dit-il, mais un stage qu’il a suivi l’a définitivement lancé dans cette voie.

L’objectif de M. Bieler était de « donner en retour pour aider les étudiants à acquérir une expérience pratique et à trouver leur future profession ». Les stages leur permettent d’orienter leurs choix d’études ou de savoir « ce qu’ils n’aiment définitivement pas », explique la responsable du Bureau des stages pratiques, Lindsay O’Connell, B.A. 2005. En trois années, Mme O’Connell a trouvé des stages pour 100 étudiants. « Le nombre de stages ne fait que doubler d’un été à l’autre », dit-elle. Certains étudiants travaillent même à plein temps dans l’entreprise dans laquelle ils font leur stage.

Le projet de Bihya – qui consiste à élaborer une procédure de nettoyage sur place pour les vingt cuves d’une capacité de 10 tonnes de produits chimiques, à l’usine L’Oréal de Ville Saint-Laurent – cadre parfaitement avec son cours d’ingénierie durable. Il lui a fallu non seulement comprendre le fonctionnement intégral de ces cuves, mais à titre de chef de projet, il a dû également fallu montrer aux programmeurs comment coder modèle et aux travailleurs syndiqués comment les faire fonctionner.

Bihya ne devait passer qu’un été au sein de l’entreprise, mais la direction de L’Oréal a été si impressionnée par son travail qu’elle a prolongé son stage de quatre mois et depuis, l’a embauché à temps partiel. « Je suis très heureux que L’Oréal m’ait confié toutes ses responsabilités, nous dit-il. C’est très motivant, et je suis un bien meilleur professionnel en raison de ce stage. »