Organic campus students

Stimuler une révolution durable

Du recyclage à la conservation de l’eau, en passant par la réduction de notre empreinte carbone, le respect de l’environnement peut sembler compliqué et déroutant, simplement à la maison. Qu’en est-il de changer les habitudes écologiques à l’échelle d’un établissement? Il s’agit de tout un exploit! Les étudiants, le corps enseignant et le reste du personnel de McGill sont toutefois engagés à faire de l’Université un chef de file en matière de durabilité dans nos campus et par l’entremise de recherche environnementale novatrice qui améliorera la santé de notre planète.

« La majorité des projets liés à la durabilité que j’ai entrevus ont commencé à petite échelle, par exemple, un ou deux étudiants ont une idée, puis les projets ont grandi, affirme Kathleen Bradley, étudiante en philosophie et en économie. Il s’agit d’un moyen par lequel les étudiants ont pris les commandes de leur campus et de leur communauté et ont dit : “Voici la façon dont nous souhaitons voir le monde et voici comment nous allons parvenir à cette vision.” »

Mme Bradley connaît bien certainement ce sujet. Comme membre du Comité Class Action de 2013, elle a contribué à amasser plus de 10 000 $ de la part des étudiants en dernière année afin de construire un mur de verdure à la bibliothèque McLennan. Ce nouveau mur embellira la bibliothèque, purifiera l’air, réduira la consommation d’énergie, augmentera la productivité des étudiants et réduira leur stress, tout en favorisant une université plus écologique.

« Les étudiants font absolument preuve de zèle, mentionne Martin Krayer von Krauss, chef du Bureau de la durabilité de McGill. Les jeunes gens savent qu’il s’agit d’un impératif pour notre génération. C’est un défi, mais ils souhaitent en parler et s’y rallier. »

Un grand nombre des réalisations remarquables de l’Université en matière de durabilité ont été soutenues par les dons philanthropiques, dont la majorité provient de la communauté universitaire même de McGill, soit de donateurs faisant partie du corps enseignant, du personnel et du corps étudiant. Le Fonds des projets de durabilité est un programme de 840 000 $ par année, financé par les droits de scolarité, dont le montant exact est ensuite égalisé par la direction de l’Université McGill. Ce fonds a contribué à plus de 80 projets jusqu’à maintenant, notamment, des supports à bicyclette et des jardins, ainsi que des sondages et des conférences pour promouvoir la recherche dans ce domaine d’études.

De plus, les étudiants et le personnel ont aussi prêté main-forte à l’équipe du programme Seeds of Change, initiative du Fonds alma mater qui contribue au développement de projets communautaires, ainsi qu’au Fonds de durabilité du campus communautaire créé par le Comité Campus communautaire afin de faire la promotion de projets écologiques à l’Université.

Les anciens étudiants dévoués de McGill sont aussi engagés quant à la durabilité, auprès des étudiants et du personnel. Grâce aux dons de philanthropes comme Lorne Trottier (B. Ing 1970, M. Ing. 1973, D. Sc. 2006) et Ram Panda, (M. Ing. 1971, MBA 1977), la Faculté de génie est prête à mettre sur pied sa politique publique détaillée dans les domaines de l'ingénierie durable et de l'écoconception.

L’Institut de durabilité en ingénierie et conception Trottier constituera un pôle multidisciplinaire dynamique pour le nombre croissant de professeurs et d'étudiants diplômés de la Faculté qui mènent des recherches en développement durable : du guidage du trafic urbain et des émissions produites à l'utilisation exploratoire des énergies de remplacement comme l'énergie éolienne et les biocarburants, en passant par le développement de meilleurs traitements des eaux usées.

Ce soutien financier marque un changement qui s’opère sur le campus, selon M. Krayer von Krauss. Si les efforts en matière d’environnement à McGill ont déjà été circonscrits, ils sont maintenant coordonnés de façon centrale par Vision 2020, initiative à l'échelle de l'Université dont l’objectif est de mettre en place une vision et un plan d’action en matière de durabilité à l’échelle de l’Université à l’intention de l’ensemble de la communauté universitaire, et grâce à elle.

« Puisque les objectifs et la vision sont déjà établis, la prochaine étape est de passer des objectifs aux méthodes, dit M. Krayer von Krauss. Nous réorientons le tir de la conversation : de ce que nous aimerions accomplir aux façons dont nous pouvons l’accomplir, dit-il. D’une manière, nous sommes à la veille d’une nouvelle ère pour ce qui est de la durabilité à McGill. » Les donateurs contribuent aussi grandement à rendre possible cette révolution verte.