James Sallis
Le Dr James Sallis, gagnant du prix en 2012.

La créativité au service de la santé active

Notre mode de vie sédentaire nous tue à petit feu. Les recherches nous montrent que plus de la moitié des adultes canadiens et presque un enfant sur trois affichent une surcharge pondérale ou sont obèses. Les coûts directs et indirects résultants pour le système de soins sont estimés à plus de 4,3 milliards $ par année ou, en moyenne, 6 % des dépenses en soins de santé annuelles pour la province.

Mais grâce au prix Bloomberg-Manuvie 2012 pour la promotion d’une santé active, créé grâce à un don combiné de deux millions de dollars de la part du financier torontois Lawrence S. Bloomberg, MBA (1965) et de son partenaire institutionnel Financière Manuvie, des chercheurs de calibre mondial disposent d’un nouveau forum pour faire connaître leurs études sur la façon dont nous pouvons avoir un mode de vie plus sain et plus actif. Le prix annuel de 50 000 $, administré par le département de kinésiologie et éducation physique de la Faculté d’éducation de McGill, récompense un chercheur dont le travail a eu d’importantes répercussions sur la santé et le bien-être d’une vaste tranche de la population.

Le Dr James Sallis, gagnant du prix en 2012, croit que la volonté ne suffit pas pour demeurer en forme. Il faut également un milieu qui incite à l'activité physique. Les centaines d’études qu’il a menées ont confirmé sa thèse selon laquelle les personnes qui vivent dans des collectivités dans lesquelles on peut se rendre à pied ou à vélo aux écoles, aux magasins, aux bureaux et aux installations récréatives ont tendance à être plus minces et plus en santé que les personnes qui vivent dans des endroits où l’on doit se déplacer en auto.

Le premier gagnant du prix était le Dr Steven Blair de la University of South Carolina. Il a été l’un des premiers chercheurs à faire la preuve que même de petites améliorations de la condition physique d’une personne, peu importe son poids, peuvent se traduire par une réduction substantielle des taux de mortalité.

« Je pense qu’on peut prévenir la maladie en changeant son mode de vie », déclare M. Bloomberg, ce qui n’est pas une prise de position surprenante de la part d’un sportif qui a nommé son entreprise de services financiers First Marathon Inc. « Et bien sûr, un mode de vie plus sain allège le fardeau qui pèse sur notre système de soins de santé », ajoute-t-il.

Le financement a aussi permis la création de deux bourses Bloomberg-Manuvie, évaluées à 22 500 $ chacune, qui sont décernées annuellement à des étudiants au doctorat du département de kinésiologie et de l’éducation physique qui affichent un potentiel exceptionnel.

Fennigje Purves-Smith, qui a obtenu une bourse en 2011, affirme que le prix lui a permis de se plonger dans son travail de recherche sur la possibilité que l’exercice puisse aider à maintenir la communication entre nos muscles et le système nerveux, qui contrôle les mouvements musculaires. « Les avantages que m’offre la bourse Bloomberg-Manuvie en tant que jeune scientifique en début de carrière dépassent de loin la valeur monétaire de la bourse », affirme-t-elle.

Elle a bien raison : Avec de la chance, nous profiterons tous des résultats de ses recherches au fil des ans.