Le professeur de chimie Derek Gray et l’étudiante de deuxième cycle Theresa Dankovich, qui espèrent que leur filtre limitera la propagation des maladies d’origine hydrique dans les zones sinistrées.

Nous protéger grâce à la science

Il est effarant de constater que cinquante pour cent de tous les lits d’hôpitaux au monde seraient vides si leurs occupants avaient accès à un simple élément : l’eau potable. Environ 200 enfants meurent chaque heure à cause de l’eau insalubre, d’où le besoin urgent d’un purificateur d’eau simple à utiliser et peu coûteux. C’est là que la Faculté des sciences de McGill entre en jeu.

En 2010, Theresa Dankovich (Ph.D. 2012), étudiante de deuxième cycle au département de chimie, a reçu le prestigieux prix Fessenden pour ses recherches dans le développement de filtres de papier imprégnés de nanoparticules d’argent destinés à bloquer les bactéries dangereuses. Lorsque l’eau traverse le filtre, les nanoparticules tuent les bactéries, ce qui en fait un filtre efficace pour les situations d’urgence.

Le prix a été nommé ainsi en l’honneur de Reginald Fessenden, inventeur né au Québec et pionnier dans le domaine de la radiocommunication et titulaire de plus de 500 brevets. D'une valeur de 250 000 $, ce prix a été créé par M. Erik Blachford, descendant de M. Fessenden et ancien chef de la direction chez Expedia, et remis dans le cadre de la Campagne de financement McGill. Accessible aux étudiants et professeurs de la Faculté des sciences, il a été décerné afin de récompenser des idées de recherche novatrices, notamment la création d’un outil non invasif portatif visant à analyser le cerveau et les fluides environnants.

L’appui donné par M. Blachford à la Faculté s’inscrit en continuité avec celui de son père, Dr John Blachford (B.Ing. 1959, Ph.D. 1963, D.Sc. 2009), président de l'entreprise de fabrication sur demande H. L. Blachford Ltd., qui a remis 1,25 million $ pour créer la chaire professorale Fessenden en science de l'innovation. Ces dons ont pour objectif de favoriser la commercialisation des travaux de pointe comme des plateformes robotiques mobiles fonctionnelles sur terre et sur mer. Ils visent tous deux à mieux répandre les idées en sciences qui ont pris forme à McGill.

« Nous avons fait un grand pas dans le domaine des sciences pour devenir ce que nous sommes aujourd’hui, affirme le doyen de la Faculté des sciences Martin Grant. Nous sommes prêts à continuer de progresser. Grâce au soutien de donateurs généreux et visionnaires comme la famille Blachford, nous franchirons ce pas et, dans plusieurs années, les gens considéreront cette période comme l'âge d'or des sciences à l'Université McGill. »