Message d'Andrew G. Kirk, doyen par intérim

Les campagnes de financement servent à plusieurs fins. Elles permettent, d'une part, d'amasser de l'argent pour améliorer la qualité de l'éducation que nous donnons à nos étudiants et, d'autre part, de développer un sentiment d'appartenance à la communauté passée, présente et future de la Faculté de génie.

Ce dernier aspect du financement, dont on entend moins souvent parler, est une partie intégrante du programme de développement de notre Faculté. Il repose sur la force du nombre, concept voulant que beaucoup de choses soient accomplies au cours des décennies futures si tous travaillent de concert à la réalisation d'objectifs communs.

Je suis fier d'annoncer que la Faculté de génie a obtenu un énorme succès sur ces deux plans lors de la Campagne de financement McGill. Nos anciens étudiants en génie, en architecture et en urbanisme, appuyés par l'industrie, les parents et les amis, ont récolté 86 millions de dollars, soit 22 % de plus que l'objectif initial de 70,5 millions. En termes de développement de relations, ces chiffres cachent des liens inestimables.

Je me souviens d'un fait historique souvent invoqué selon lequel 66 institutions du monde occidental qui existaient au milieu du 16e siècle existent toujours aujourd'hui dans une forme identifiable. Parmi ces institutions se trouvaient le Parlement d'Islande, celui de l'Île de Man, l'Église catholique romaine, l'Église luthérienne et environ 60 universités. Bien que les universités ont manifestement un potentiel de longévité, personne ne doit supposer qu’elles sont immortelles ou invulnérables. Elles ne le sont pas.

Si les universités existent depuis des siècles, c'est grâce aux générations d'érudits et d'étudiants qui en ont pris soin. C'est certainement le cas de notre Faculté. Dès sa fondation, des mécènes visionnaires ont aidé la Faculté de génie de McGill à jouer un rôle important, soit celui de bâtir la capacité industrielle et de favoriser la croissance économique de notre pays. Ils nous ont soutenus au cours de la révolution industrielle au Canada, de l'ère de la vapeur, de l'énergie hydroélectrique et de l'électricité jusqu'à l'ère informatique, et ils nous soutiennent encore aujourd'hui dans des technologies de pointe comme la nanotechnologie et la biotechnologie.

Notre campagne, qui vient de se terminer, est le dernier pas dans ce processus continu qui consiste à donner et à recevoir, toile de fond de la croissance et de la réussite. La Faculté de génie est très privilégiée de pouvoir compter sur une communauté si remarquable d'ingénieurs, d'architectes et d'urbanistes qui ont choisi de s'engager dans notre mission. Je tiens donc à adresser mes plus sincères remerciements à tous nos bienfaiteurs – les entreprises, les personnes et les familles – pour nous avoir assuré leur soutien, lequel joue un rôle clé en permettant à nos étudiants et à nos professeurs d'exceller.

Andrew G. Kirk
Doyen par intérim
Faculté de génie