Jacques Balayla

Jacques Balayla

Chaque don à l’Université McGill représente une histoire, mais ces histoires ne commencent pas toutes dans la joie. Ce fut certainement le cas de celle de Jacques Balayla, MDCM (2012), récemment diplômé, qui a fait un don de 5 000 $ pour créer un fonds qui soutiendra la santé et le bien-être des étudiants de la Faculté de médecine.

Le Dr Balayla et sa famille sont arrivés au Canada du Venezuela en 2002. Seulement six mois après leur arrivée, sa mère a appris qu'elle était atteinte d'un cancer du sein. « Être témoin de la progression de la maladie de ma mère est ce qui m’a incité à étudier la médecine », dit-il.

La santé de sa mère défaillant rapidement, le Dr Balayla s’est retrouvé à concilier la prestation de soins à sa mère et les études à temps plein. Il ne s’agissait pas d’une chose facile, mais elle a été rendue plus simple à gérer grâce à l’aide compatissante offerte par les administrateurs de McGill qui ont travaillé de concert avec le Dr Balayla pour modifier son horaire.

Sa mère est décédée le 28 mars 2012. Quelques semaines plus tard, il était diplômé de l’école de médecine. « Il s’agissait d’une journée très douce-amère, puisque j’aurais vraiment voulu que ma mère ait été présente pour y assister, se remémore-t-il. Ce jour-là, j’ai su que je devais faire quelque chose pour l’honorer. McGill représentait la façon idéale de le faire. »

Le Dr Balayla a fait un don au Fonds Alma Mater pour créer le prix Juliette-Bennarroch à la mémoire de sa mère. Le prix servira à appuyer un ou plusieurs étudiants aux prises avec des difficultés personnelles qui pourraient nuire à l’obtention de leur diplôme en médecine. D’une valeur de 1 000 $ par année, cette bourse offre de l’aide aux étudiants qui tentent de concilier leurs études et des tâches d’aidant naturel. « Elle a été créée pour alléger quelque peu le fardeau financier qui accompagne inévitablement ce rôle non anticipé. »

La perte de sa mère est encore douloureuse, mais il mentionne ce qui suit : « Je suis reconnaissant que l’héritage laissé par ma mère peut vivre à travers ce don. Il est possible que sa douleur puisse, d’une certaine façon, aider quelqu’un d’autre. »

Deux années à la suite de sa propre collation des grades, il a partagé ses réflexions au sujet du port du sarrau dans un discours adressé à la promotion de 2014 durant un événement de sarraus. « Souvenez-vous toujours, nos sarraus sont peut-être courts, à l’image de nos connaissances insuffisantes de médecins en devenir, mais ils sont blancs comme notre souhait pieux de guérir, mentionne-t-il. Que vos sarraus blancs deviennent aussi tachés, fripés et déchirés que le mien de façon à ce que vous vous souveniez de la quête honorable que vous entreprenez aujourd’hui. »