Nutrition and Food Science lab
Les nouveaux laboratoires d’alimentation sont dotés de la technologie culinaire dernier cri.

Un nouveau toit pour les scientifiques des produits alimentaires

La nourriture que nous consommons nous nourrit, mais elle peut aussi nous rendre malades. Chaque année, les maladies d'origine alimentaire et les maladies chroniques liées à un régime coûtent environ 1,3 milliard de dollars aux Canadiens en termes de productivité et de dépenses médicales. La meilleure façon de prévenir et de traiter ce problème est l’intervention nutritionnelle. Voilà pourquoi on assiste à une demande croissante pour les services de diététistes, de nutritionnistes et de scientifiques de l’alimentation qualifiés.

Les nouveaux laboratoires d’enseignement de la nutrition et des sciences de l’alimentation à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement du campus Macdonald de McGill sont autant d’installations de cuisine et de développement de produits de calibre mondial où seront formés ces professionnels recherchés.

« Tout l’équipement est neuf, fonctionnel et à la fine pointe de la technologie, déclare Susan Yang, étudiante à la maîtrise. C'est ce qui se fait de mieux. »

Devant composer avec des laboratoires désuets dans le sous-sol du pavillon Macdonald-Stewart, et situés à proximité des laboratoires de chimie et de microbiologie ainsi que d’installations animalières, les représentants de l'École de diététique et de nutrition humaine et du département de sciences alimentaires ont probablement pensé au principe utilisé en restauration qui veut que l’emplacement soit primordial lorsqu'ils ont trouvé le nouvel emplacement pour leurs laboratoires au deuxième étage du Centre du centenaire. « Quel immeuble remarquable », affirme Kristine Koski, directrice de l’École.

Maintenant terminés et opérationnels, les nouveaux laboratoires sont extraordinaires. Construite selon un style « décloisonné » avec quatre aires d'apprentissage distinctes, l'installation comprend deux laboratoires ultramodernes de préparation des aliments, l'un d'eux avec beaucoup d'espace pour la préparation, équipés de fours commerciaux, de réfrigérateurs par courant d'air, de chambres froides et de congélateurs. Le reste de l'espace est composé d’un laboratoire d’évaluation sensorielle des aliments accueillant des groupes testant d’éventuels produits alimentaires et une salle de démonstration équipée de moniteurs à écrans géants dans laquelle des émissions de télévision et des vidéos d’instructions peuvent être filmées.

Les dons philanthropiques étaient essentiels à la rénovation et à l’agrandissement des laboratoires. Tout cela a été possible entre autres grâce au legs d’un million de dollars de feu Mary Catherine (Kitty) Freeman, BHS (1941).

Depuis, nous avons reçu l'appui de Joy MacLaren, B.Sc. HEc (1944), LL.D (2000), le legs de feu Lucille Millard et les dons de Retrouvailles des classes de 1952, 1956 et 1959 de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement.

Les conséquences positives de ces dons seront considérables. Les installations offrent de nouvelles occasions de partenariat avec l’industrie alimentaire et permettent de nous assurer que le campus Macdonald continue de jouer un rôle important dans la nutrition humaine et dans les sciences de l’alimentation. L’agrandissement permet aussi à l'École de diététique et de nutrition humaine de doubler sa capacité et d’accepter 200 nouveaux étudiants chaque année, ce qui constitue une hausse significative au Québec puisque les trois universités provinciales offrant des programmes de nutrition n’étaient pas en mesure de satisfaire à la demande de nutritionnistes professionnels.

« La construction de ces laboratoires ne pouvait pas tomber mieux pour le collège Macdonald, déclare Chandra Madramootoo, doyen, Faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement. Les préoccupations concernant la salubrité des aliments et les besoins en matière d’alimentation et de régime améliorés sont d’actualité, et nos installations permettront de former de meilleurs diététistes qui pourront partager leurs connaissances et donner des conseils pour améliorer l’alimentation de leurs patients afin de freiner la maladie non transmissible la plus courante ayant une incidence sur la société. »