McIntyre Building

Donner un second souffle aux sciences de la vie

Lorsque le Complexe des sciences de la vie a ouvert ses portes à l’automne 2008, dernière étape du plus important projet de construction de l'histoire de McGill, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de collaboration multidisciplinaire.

Financé grâce au don historique de 10 millions de dollars de Francesco Bellini, D.Sc. (2004), le Complexe des sciences de la vie réunit les grands chercheurs des Facultés de médecine et de sciences qui travailleront ensemble à appliquer les découvertes scientifiques en biologie, en biochimie et en d’autres domaines à l’amélioration des soins de santé et des traitements.

Composé du tout nouveau pavillon Francesco-Bellini des sciences de la vie, du Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman, du pavillon McIntyre des sciences médicales et du pavillon des sciences biologiques Stewart, le Complexe des sciences de la vie consolide la place de McGill et de Montréal en tant que pivots de recherche en sciences biomédicales et de la vie. Avec ses installations et son équipement de pointe, le Complexe a suscité de l’intérêt sur la scène internationale et a été en mesure d’attirer les meilleurs chercheurs du monde à l’Université. Il est aussi reconnu comme étant l’un des meilleurs établissements de recherche et de développement dans le domaine médical du Canada.

« L’ouverture du Complexe des sciences de la vie constitue un grand pas en avant pour la recherche interdisciplinaire qui est actuellement menée sur place par quelques-uns des meilleurs scientifiques du monde, déclare Dr David Eidelman, vice-principal, Santé et affaires médicales et doyen de la Faculté de médecine. Notre objectif est de faire profiter la société plus rapidement des bienfaits découlant des découvertes réalisées, et c’est grâce à la vision de nos partenaires publics et privés que nous avons pu construire cette installation modèle à Montréal. »

L’installation de criblage à haut débit du Complexe, par exemple, permet aux chercheurs d’accélérer exponentiellement les tests de développement de médicaments. L’installation d’imagerie quant à elle permet aux scientifiques de « voir » le fruit de leur travail au moyen de l’imagerie cellulaire ou des tissus comme jamais auparavant, et ce, grâce aux outils et aux technologies ultramodernes essentiels à la recherche de l’ère post-génomique.

Les recherches du Complexe sont axées sur cinq domaines biomédicaux : cancer, traits complexes, biologie chimique, biologie du développement et systèmes d’information cellulaire. Au Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman, les chercheurs du domaine médical enrichissent le savoir lié aux cancers du sein et des poumons ainsi qu’aux cellules souches. Les chercheurs assignés aux recherches sur les traits complexes examinent les différentes interactions entre les gènes qui causeraient la maladie et de quelle façon les facteurs environnementaux ont une incidence sur la santé humaine. Les chercheurs sur le terrain ont récemment identifié le gène qui cause le spina-bifida, anomalie congénitale fréquente. D’autres scientifiques du Complexe se servent de leur expertise pour aider la lutte contre la fibrose kystique ou pour mieux comprendre les maladies auto-immunes.

En plus du don de M. Bellini, la construction du Complexe des sciences de la vie a été possible grâce à l’appui de plusieurs donateurs, notamment la fondation de la famille Rosalind et Morris Goodman, les successions de Phyllis Butterworth et Dorothy Karp, B.Sc. (1944), M.Sc. (1946), Ph.D. (1953) et les Fonds de commémoration du Dr John R. et de Mme Clara M. Fraser.

Leur générosité n’aura pas été en vain. « Nous sommes maintenant en mesure d’ouvrir de nouvelles avenues de recherche, de permettre de nouveaux traitements et de faire de nouvelles percées dans le secteur biomédical, affirme le doyen de la Faculté des sciences Martin Grant. Mais le plus important, c’est que nous avons la possibilité d’apporter de bonnes nouvelles aux gens pour les prochaines décennies. »