La Bibliothèque Osler constitue une ressource importante pour la recherche historique en sciences de la santé.

Favoriser l’accès à de rares trésors

Chaque moment passé à la Bibliothèque Osler de l’histoire de la médecine est une occasion de faire une découverte.

Inaugurée en 1929 afin d’accueillir la collection de livres rares de médecine du renommé médecin Sir William Osler, la Bibliothèque s’est agrandie et contient maintenant environ 100 000 ouvrages. Ses fonds comprennent un certain nombre d’articles uniques et irremplaçables, dont les archives personnelles de quelques-uns des géants de la médecine. Il s’agit de l’une des ressources documentaires les plus reconnues de McGill et l’une des meilleures en son genre au monde.

« Le principal objectif de la Bibliothèque est d’appuyer les travaux d’érudition, explique le bibliothécaire de la Bibliothèque Osler, Christopher Lyons. L’appui aux études en recherche médicale est étroitement lié à l’amélioration de l’accès aux ressources de la Bibliothèque Osler. Par conséquent, notre empreinte va au-delà de notre campus », dit-il.

La bourse Mary Louise Nickerson en histoire de la neurologie a été mise en place en 2011 par Grandville H. Nickerson, MDMC (1945), à la mémoire de sa défunte épouse. Cette bourse soutient l’érudition en favorisant l’accès aux fonds d’archives et aux collections d’artefacts en histoire de la neurologie, le cœur du fonds d’archives Penfield, ainsi qu’à d’autres ressources offertes à la Bibliothèque Osler, à l’Institut neurologique de Montréal et au Service des archives de l’Université McGill.

Pour une bibliothèque, une bourse d’études peut sembler être un don moins évident qu’une acquisition rare, mais elle est toutefois aussi importante. Les deux premiers boursiers Nickerson ont chacun contribué au savoir de McGill : l’un par sa recherche du contexte culturel des débuts de la neuroscience, l’autre par son examen des perceptions de l’épilepsie au milieu du XXe siècle.

« Si des personnes souhaitent faire des recherches dans ce domaine, ils doivent venir ici. De plus, la bourse d’études permet aux personnes d’effectuer des recherches qu’ils ne peuvent pas faire ailleurs », mentionne M. Lyons.

Cependant, ce type de recherche ne serait pas possible sans une collection hautement prisée et en perpétuelle expansion. Par exemple, on conserve, dans la collection Raymond Klibansky de la division des livres rares et fonds spéciaux, la bibliothèque personnelle comptant près de 7 000 ouvrages du célèbre professeur de philosophie de McGill. L’épouse du regretté M. Klibansky, Ethel Groffier, DCL (1972), qui a enseigné à la Faculté de droit pendant 25 ans, a aussi donné son soutien au catalogage et à la conservation de la collection. De plus, elle a créé un fonds de dotation dans le but d’attirer des chercheurs à McGill afin d’utiliser la collection.

Rare ne signifie pas inaccessible. L’Université McGill ne considère pas que les joyaux de sa collection de livres rares doivent être uniquement destinés aux yeux de chercheurs distingués. « Nous ne sommes pas un musée, nous sommes un centre de recherche, mentionne Richard Virr, directeur et curateur de manuscrits à la Bibliothèque des livres rares et fonds spéciaux de McGill. Demandez de consulter un manuscrit médiéval dans un musée et on risque d’appeler le service de sécurité. Demandez le même document ici et une personne vous l’apportera en quelques minutes. »