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Messages à la communauté

Le 16 juillet 2013

Chers membres de la communauté mcgilloise,

La dernière mise à jour au sujet de la situation financière de l’Université remonte au 11 juin dernier, après la date de clôture du Programme de retraite volontaire (PRV). Nous nous étions alors engagés à communiquer de nouveau avec vous d’ici la mi-juillet afin de préciser comment les résultats du PRV et des autres mesures de réduction des coûts affecteraient la situation financière de l'Université, et en particulier le budget de fonctionnement.

À la lumière de l’analyse exhaustive menée par les unités responsables des budgets, des ressources humaines et des services financiers, nous avons bon espoir que l’Université sera en mesure d’atteindre sa cible de réduction des dépenses de 43,5 millions de dollars d’ici la fin de l’exercice financier en cours (30 avril 2014). Nous croyons par ailleurs être en mesure d’y parvenir sans devoir recourir à un licenciement majeur.

Face à ces compressions à la fois soudaines et importantes – conséquences des réductions imprévues au financement gouvernemental – nous avions décidé de répartir l’effort demandé le plus largement possible, tout en préservant les missions clés de l’Université en matière d’enseignement et de recherche. Qui plus est, nous avions promis de tout mettre en œuvre afin de minimiser les pertes d’emplois, tout en réduisant le nombre de postes à l’Université.

Rappelons ici certaines mesures du plan de réduction des coûts :

  • gel salarial d’un an pour la majeure partie des groupes d’employés;
  • réduction salariale de 3 pour cent et gel salarial pour les membres de la haute administration;
  • réduction du budget de fonctionnement des vice-principaux, du vice-principal exécutif et de la principale de 7 à 9 pour cent;
  • réduction du budget de fonctionnement de l’ensemble des unités administratives de 5 à 7 pour cent;
  • réduction du budget de fonctionnement de l’ensemble des facultés de 3 à 5 pour cent;
  • gel d’embauche en vigueur jusqu’à nouvel ordre;
  • nombreuses mesures de réduction des coûts non liées au salaire;
  • Programme de retraite volontaire (PRV).

Plus de 250 employés se sont prévalus du Programme de retraite volontaire. Ce résultat dépasse nos projections et générera des réductions de près de 18 millions de dollars à compter de l’exercice financier 2015. En combinant le PVR à l’ensemble des mesures visant la diminution de ses dépenses, l’Université atteint 95 pour cent des cibles budgétaires.

Afin de combler l’écart restant, les doyens et les vice-principaux ont convenus d’efforts additionnels qui seront mis en œuvre d’ici la fin du présent exercice financier, et qui donneront lieu à des économies permanentes. Ces plans incluront l’abolition de certains postes, mais ces abolitions reposeront principalement sur l’attrition, le non-renouvellement de certains contrats à durée déterminée, des gains d’efficience et une réorganisation stratégique du travail résultant de l’abolition de certains postes. Les décisions entourant ces démarches seront prises par les unités sur une base individuelle, conformément aux exigences et aux besoins locaux.

Les derniers mois ont été éprouvants pour l’ensemble de la communauté mcgilloise, et le déploiement exhaustif des mesures nécessaires mettra notre résilience à l’épreuve pendant quelques mois encore.

Globalement, en comptant les départs attribuables au PRV et les mesures mises au point afin de combler l’écart nécessaire en matière de réduction des coûts, plus de 300 postes administratifs et de soutien auront été supprimés d’ici la fin de l’exercice financier en cours. Le service des Ressources humaines (et en particulier Service de développement organisationnel (lien disponible en anglais) de l’Université) ainsi que tous les membres de la haute administration travaillent en étroite collaboration avec les facultés et les unités de soutien à l’élaboration de plans de contingence visant à assurer la protection de notre mission principale, et ce, conformément à nos plans stratégiques, notamment le plan Atteindre nos priorités académiques stratégiques 2012 (lien disponible en anglais).

Nous profitons de cette occasion pour vous remercier de vos efforts considérables, de votre compréhension et, par-dessous tout, des sacrifices financiers que vous avez faits et qui nous ont aidés à éviter le pire des scénarios. Nous sommes maintenant à finaliser un budget équilibré pour l’exercice financier 2015, lequel inclura un plan quinquennal à l’issue duquel l’Université parviendra à rembourser la dette qu’elle a contractée en 2013 et 2014, conformément aux règles budgétaires établies par le gouvernement du Québec.

La communauté mcgilloise peut à coup sûr se féliciter pour le long chemin parcouru, sans toutefois perdre de vue le tâche qu’il reste à accomplir. Pour préserver sa situation financière, l’Université doit faire preuve de diligence. La pression exercée sur son budget de fonctionnement demeure, et se traduit notamment par un déficit croissant à l’égard du régime de retraite, des coûts de l’entretien différé et des ententes sur l’équité salariale.

Bien que s’adapter aux changements majeurs ne soit jamais facile, ces derniers sont souvent de fructueuses occasions de développement personnel et professionnel. Nous savons que les membres de la communauté mcgilloise continueront de s’appuyer les uns les autres et préserveront la renommée de l’Université, laquelle est reconnue comme un chef de file mondial relativement à la qualité de ses travaux savants, un formidable lieu de travail et une force collective qui œuvre au bien-être de la société.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la situation financière de l’Université et la stratégie de réduction des coûts qu’elle a adoptée, veuillez consulter le site Web sur les compressions budgétaires ainsi que la FAQ qui y est associée. Si vous désirez obtenir de l’information quant aux mesures prises par votre unité, nous vous invitons à communiquer avec votre superviseur.

Par sa réaction à cette crise financière, la communauté mcgilloise a, une fois de plus, démontré qu’elle est la plus précieuse ressource que compte l’Université.

Nous souhaitons vous remercier de votre infatigable dévouement à l’égard de notre institution.

 

Professeur Anthony C. Masi – Vice-principal exécutif et principal intérimaire

Michael Di Grappa - Vice-principal (administration et finances)


Le 11 juin 2013

Mise à jour à la suite de la conclusion du Programme de retraite volontaire

Chers membres de la communauté mcgilloise,

Le Programme de retraite volontaire (PRV), offert aux candidats admissibles du personnel administratif et de soutien âgé de 60 ans et plus, a pris fin le 3 juin. Nous souhaitons offrir nos sincères remerciements à ceux et celles qui ont choisi cette option.

La réussite du PRV et des autres mesures mises en place, dont le gel salarial d’un an auquel certains groupes d’employés sont assujettis et les solutions de réduction des coûts qui nous ont été soumises, nous rapprochent plus encore de la cible de compressions budgétaires de 43,5 M$. Bien qu’elles exigent des sacrifices de la part du personnel mcgillois, ces mesures diminuent largement la nécessité d’abolir des postes. Cela dit, il est désormais clair que pour atteindre les exigences en matière de réduction de coûts salariaux, l’Université devra procéder à des licenciements.

Un processus d’évaluation a été lancé afin de déterminer le nombre de postes à éliminer. L’élaboration du budget de l’exercice financier 2014 avait comme principal objectif la réduction des effets négatifs des compressions gouvernementales sur notre communauté. Des détails au sujet de ces mesures vous seront acheminés d’ici la mi-juillet, au plus tard. Inévitablement, cette période d’attente demeurera difficile.

Dans certaines unités, le nombre de départs à la retraite est plus élevé. Par conséquent, pour relever les défis qui en découlent, nous avons entrepris une planification très consciencieuse et détaillée. Nous travaillons de concert avec les vice-principaux, les doyens et les directeurs afin d’évaluer l’impact et déterminer comment redistribuer les ressources vers des secteurs où les lacunes sont plus importantes.

McGill est confrontée à une situation complexe pour laquelle il n’existe pas de solution simple. Cette année, de nombreuses questions surgiront, tant en ce qui a trait aux finances de l’Université qu’aux répercussions auprès de la communauté. Nous devrons faire preuve d’ouverture et envisager d’autres façons d’exercer nos activités. Nos priorités stratégiques nous guideront pour surmonter les difficultés. Il nous faut simplifier nos processus de travail et nous adapter à la rapidité des changements qui se produisent autour de nous. Nous vous transmettrons bientôt de plus amples renseignements sur les programmes, les outils et les modes de soutien qui seront mis à votre disposition.

Rapidement et avec diligence, nous nous attachons à rétablir la clarté et stabilité, dans des circonstances qui exigent une analyse approfondie et des décisions sensées. Après une période d’ajustement, en travaillant ensemble, la collectivité mcgilloise dans son ensemble en sortira grandie.

Pour toute question quant aux mesures prises par McGill en réponse aux récentes compressions budgétaires, veuillez consulter le site Web traitant de ce sujet, ou communiquez avec nous par courriel à budgetcuts [at] mcgill [dot] ca.

Nous vous invitons à échanger avec vos collègues, votre équipe et le personnel des ressources humaines pour gérer les changements actuels.

Nous vous remercions de votre patience et de votre compréhension.

Anthony C. Masi, vice-principal exécutif

Michael Di Grappa, vice-principal (administration et finances)


Le 4 avril 2013

Chers membres de la communauté mcgilloise,

La semaine dernière, la principale s’est adressée à vous afin de brosser un portrait de la situation financière à laquelle l’Université fait face. Elle a également présenté les mesures qui s’inscriront dans le cadre du budget de l’exercice financier (EF) 2014 débutant le 1er mai 2013. Ces mesures sont nécessaires pour assurer l’atteinte des quatre objectifs suivants :

  1. respecter les règles de financement et de remboursement du déficit établies par le gouvernement du Québec (notamment, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie);
  2. protéger la mission d’enseignement et de recherche de notre institution ainsi que les valeurs fondamentales qui l’animent;
  3. agir de manière responsable et prudente dans la gestion des fonds publics et privés confiés à McGill;
  4. et, ce qui est le plus important, adopter des mesures entraînant le moins de répercussions possible sur nos employés et nos programmes, en dépit de la réduction du personnel et du pouvoir d’achat.

À la suite de la diffusion du message de la principale, certaines questions nous ont été adressées quant à l’ampleur des compressions et aux moyens pris pour y faire face. Nous souhaitons donc clarifier quelques éléments clés quant aux mesures déployées en réponse aux coupes que subit l’Université.

1.      Combien McGill a-t-elle perdu à la suite des compressions apportées à sa subvention d’exploitation et à l’annulation de la hausse des droits de scolarité?

Pour la période du 1er janvier 2013 au 30 avril 2014, les compressions représentent une perte nette de 38,3 M$. En raison de l’annulation de la hausse des droits de scolarité, McGill recueillera 18 M$ de moins que prévu. Par conséquent, la perte totale de revenus pour les EF 2013 et 2014 représente 56,3 M$ du financement de base. L’Université a par la suite été informée de l’octroi d’un revenu supplémentaire du gouvernement de 4,4 M$ pour les EF 2014 et 2015 et d’une hausse des droits de scolarité de trois pour cent à compter de l’EF 2014. Par conséquent, comme l’a indiqué la principale, McGill affiche un manque à gagner net d’environ 43 M$ qui paraîtra au budget de l’EF 2014, lequel sera déposé auprès du Conseil des gouverneurs pour approbation à la fin d’avril 2013.

2.      Le gouvernement a proposé de réintégrer ces sommes à compter de l’exercice 2015. Pourquoi McGill ne les ajoute-t-elle pas à son déficit d’exploitation cumulé?

En agissant ainsi, l’Université doublerait son déficit cumulé en moins de cinq ans – une dette dont elle devra s’acquitter tôt ou tard.

Compte tenu du gel des droits au niveau de 2012 pour septembre 2013 et de la réduction radicale des fonds qui lui sont consentis par le gouvernement annoncé en décembre 2012, le Conseil des gouverneurs a permis à McGill d’affecter 25,1 M$ à son déficit cumulé pour l’EF 2013. Malgré cela, il est peu probable que l’Université parvienne à déposer un budget équilibré pour l’EF 2014, ce qui risque d’ajouter 10 M$ à son déficit pour cette période.

De plus, le gouvernement a fait part de son intention d’instaurer un échéancier de remboursement échelonné sur cinq à sept ans pour les sommes transférées au déficit cumulé plutôt que de les soustraire du budget immédiatement. En conséquence, McGill doit préciser dans le budget qu’elle soumet au Conseil des gouverneurs de quelle façon elle compte procéder à ce remboursement et conclure une entente avec le gouvernement quant à son plan de remboursement.

En d’autres mots, les réinvestissements prévus pour l’exercice 2015 – par ailleurs tributaires de la future situation économique – fourniront tout au plus des fonds que nous pourrons affecter au remboursement des déficits additionnels subséquents.

3.      Le gouvernement a indiqué qu’il procédera à une indexation des droits de trois pour cent et qu’il compensera la perte des revenus qui avaient été anticipés à la suite de la hausse des droits de scolarité. Cette mesure aidera nos finances, n’est-ce pas?

L’indexation de trois pour cent équivaut en moyenne à une hausse annuelle d’environ 70 $ par étudiant. Ainsi, McGill peut s’attendre à recevoir environ 1,4 M$ en revenus annuels issus des droits de scolarité à compter de l’EF 2014. Cependant, cela ne suffit pas à couvrir même un faible pourcentage des pertes. Comme nous le mentionnions précédemment, la compensation des pertes liées à l’annulation de la hausse des droits de scolarité sera incluse dans le réinvestissement global pour l’EF 2015, bien que la façon dont ce soutien sera distribué aux universités demeure un sujet de débat. McGill n’obtiendra pas de compensation directe couvrant les pertes subies, et, compte tenu de la situation financière de la province, ne sait pas quelle proportion du réinvestissement lui sera accordée.

4.      Les autres universités québécoises ont-elles adopté des mesures similaires à McGill?

Chaque université prendra les moyens qu’elle juge nécessaires en fonction de sa situation financière. Néanmoins, une chose est sûre : le modèle mcgillois diffère largement – notamment par les coûts qu’il exige – de celui des autres universités du Québec, entre autres parce que l’Université compte beaucoup plus d’étudiants à temps plein inscrits à des cours donnés par des professeurs à temps plein. S’il est doté de mécanismes d’assurance de la qualité, ce modèle offre peu de marge de manœuvre lorsqu’il s’agit de conjuguer avec des compressions budgétaires de cette ampleur.

5.      Certaines universités font appel à des réserves de capitaux ponctuels pour assumer les coûts de fonctionnement à court terme. Pourquoi McGill ne fait-elle pas de même?

Parmi les universités québécoises, McGill est la seule aux prises avec un sérieux problème d’entretien différé maintes fois démontré. Afin d’y pallier – principalement en ce qui a trait à la santé et à la sécurité des étudiants, du corps enseignant et du personnel – l’Université emprunte déjà sur les sommes allouées pour les prochains exercices financiers. Par conséquent, il ne reste plus de surplus de capitaux à transférer au budget de fonctionnement. Précisons que ces capitaux ne sont versés qu’une fois et qu’y puiser ne résoudrait le problème que pendant un an ou deux. Ultimement, l’Université devrait combler l’écart avec les subventions de fonctionnement, tout en relevant des défis encore plus importants à l’égard de l’entretien différé de ses installations.

6.      Dans son message, la principale a indiqué que les mesures permettraient de préserver le plus grand nombre d’emplois possibles. Cela veut donc dire que les mises à pied sont inévitables? 

Nous croyons qu’il est possible de réduire entre 6 et 7 M$ dans le budget de l’an prochain sur des aspects n’ayant pas trait aux ressources humaines. Toutefois, comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises, 75 pour cent du budget de fonctionnement est affecté aux ressources humaines, que l’on parle de salaire, de régime de retraite ou d’avantages sociaux. Compte tenu de l’ampleur des compressions auxquelles elle est assujettie, McGill doit réduire ces dépenses et peut y parvenir en adoptant divers moyens.

Premièrement, à McGill comme dans toute grande organisation existe le concept de « réduction naturelle de l’effectif ». Ainsi, pour réduire le nombre de postes, l’Université peut en plus procéder à un gel du recrutement et doit en outre déployer un projet de planification de la main-d’œuvre afin de minimiser les répercussions. Pourtant, même avec tout cela, elle n’atteindra pas le niveau de compressions exigé. 

Deuxièmement, lorsque cela est possible et d’un commun accord si nécessaire, McGill instaurera un gel salarial – auquel l’Association des professeurs et bibliothécaires de l’Université McGill a déjà consenti pour l’EF 2014 – à l’issue duquel les hausses salariales anticipées sont annulées. Dans le cas où l’on ne convient pas d’un gel salarial avec les groupes d’employés concernés, d’autres mesures devront être prises pour atteindre les cibles financières.

Une troisième mesure est la retraite volontaire. Certains employés envisagent un passage à la retraite et la mise au point d’un programme incitatif de retraite volontaire peut les inciter à aller de l’avant. L’Université a élaboré un programme à cet effet, en vigueur à compter du 2 avril au 3 juin à midi de l’année en cours. Cette semaine, les employés qui y sont admissibles recevront de plus amples renseignements par courrier personnel.

Finalement, si la réduction naturelle des effectifs, le gel salarial et la retraite volontaire ne permettent pas l’atteinte des réductions nécessaires, l’Université devra envisager la cessation d’emploi attribuable aux exigences financières. La communauté doit savoir que l’Université n’envisagera cette option qu’en tout dernier recours.

Dans le cas où l’Université devait recourir à l’abolition de postes, elle le ferait conformément aux exigences et aux conditions des conventions collectives et des contrats individuels d’embauche, et dans le respect de l’ensemble des dispositions du Code du travail du Québec.

7.      Qu’en est-il des dépenses non liées à l’effectif?

Outre les réductions des sommes consacrées au personnel, nous devons également réduire les dépenses dans des secteurs ciblés d’un montant correspondant à un pourcentage du budget global de chacune des unités. Comme indiqué plus haut, il est possible que nous fassions des économies de l’ordre de 7 M$. Par ailleurs, de concert avec les dirigeants des principales unités (doyens, vice-principaux et directeurs de grandes unités), nous étudierons des pistes de solution. Il faut toutefois savoir que chaque unité jouant un rôle dans la mission d’enseignement de l’Université sera touchée par une ou plusieurs de ces mesures. 

Nous souhaitions apporter des précisions aux vastes paramètres de notre stratégie visant à pallier les compressions sans précédent imposées par le gouvernement sur l’ensemble du système universitaire québécois. Nous comprenons qu’une incertitude demeure quant à la portée des mesures qui seront adoptées pour chacun de nos membres, et sommes sincèrement désolés des inconvénients causés par cette situation.

Les doyens, les vice-principaux et les directeurs collaborent étroitement avec les Services financiers et les Ressources humaines à l’établissement de budgets en vue du prochain exercice et de modifications à l’effectif, conformément aux compressions exigées. Il est fort possible que certaines questions vous viennent à l’esprit durant cette période. Le cas échéant, n’hésitez pas à communiquer avec nous à budgetcuts [at] mcgill [dot] ca ou via le blogue Rouge, ou à vous adresser directement à votre superviseur. La rubrique sur les compressions (www.mcgill.ca/budgetcuts) sera régulièrement mise à jour et les réponses aux questions les plus fréquentes y seront affichées.

Les mesures proposées devraient permettre à l’Université de s’attaquer immédiatement à cette crise financière, tout en préservant sa mission, sa vision et sa réussite à long terme. Nous traversons une période difficile. Mais McGill a vécu d’éprouvantes situations par le passé et, chaque fois, en est sortie grandie. Nous ferons tout en notre pouvoir pour alléger les répercussions susceptibles d’affecter chaque membre de notre communauté.  

Avec nos meilleures salutations,

Professeur Anthony C. Masi - Vice-principal exécutif

Michael Di Grappa - Vice-principal (administration et finances)

                                   


Mesures pour faire face aux défis budgétaires

Le 26 mars 2013

Message de la Principale Heather Munroe-Blum


Mise-à-jour sur les compressions budgétaires
Le 12 mars 2013

Message du vice-principal exécutif Anthony C. Masi et du vice-principal Michael Di Grappa (administration et finances)

Au lendemain du Sommet, certains médias ont rapporté que les compressions exigées aux universités québécoises avaient été réduites de 75 pour cent. Ce n’est pas le cas. En réalité, les compressions demeurent inchangées, et représentent 38 M$ pour McGill pour l’exercice financier en cours et le suivant. L’offre du gouvernement comprend une certaine souplesse quant à l’échéancier, et la menace de pénalité financière aux établissements qui n’instaureraient pas immédiatement les compressions y a été supprimée. Quoi qu’il en soit, les universités sont tenues d’appliquer les compressions.

Par ailleurs, le gouvernement a fait mention d’un réinvestissement à compter de 2015, si les conditions économiques du Québec le permettent. Le gouvernement met sur pied un groupe de travail qui déterminera de quelle façon ce financement sera accordé aux universités; la part qui sera versée à McGill n’a pas encore été fixée. En raison de cela et de l’incertitude économique, nous ne pouvons pas nous permettre de compter sur cet investissement.

Outre l’incertitude du financement gouvernemental, le budget de fonctionnement de McGill doit couvrir des dépenses obligatoires dans certains domaines d’activité, notamment les contributions à son régime de retraite, les nouvelles obligations auxquelles elle est assujettie en vertu de la loi sur l’équité salariale, et les besoins urgents en ce qui a trait à l’entretien et à la réfection des bâtiments. Ces coûts obligatoires ont augmenté de façon considérable.

En raison de ces compressions, le déficit cumulé de McGill (non PCGR) augmentera de 30 pour cent cette année (2012-2013), passant de 93 à 120 M$, et est en voie de doubler d’ici 2019. Si nous souhaitons agir de manière responsable, nous devons réduire nos dépenses dès aujourd’hui. Il nous faut envisager l’avenir à long terme et agir pour préserver notre mission, afin que McGill demeure une institution d’enseignement supérieur dynamique de calibre mondial.

Ces nouvelles réalités financières donneront lieu à de difficiles décisions qui auront une incidence sur chaque groupe d’employés : cadres, gestionnaires et personnel syndiqué. Nous avons étudié avec attention les suggestions qui nous ont été soumises par les membres de la collectivité, et nous discuterons avec chaque groupe des diverses options qui nous permettront de réduire les dépenses, dont le gel salarial et gel de recrutement, la retraite anticipée pour le personnel administratif et de soutien, ainsi que la réduction de services et de programmes.

La rémunération (salaire et avantages sociaux) représente 75 pour cent de nos coûts de fonctionnement. Par conséquent, si nous ne parvenons pas à réduire les dépenses au niveau souhaité par l’entremise de ces mesures, il nous faudra envisager l’abolition de postes.

C’est une période difficile pour l’ensemble de notre collectivité, et, pour le bien de l’Université, nous devrons tous faire des sacrifices et nous serrer les coudes. McGill a survécu à d’autres crises par le passé, notamment à la suite des répercussions de la chute des marchés financiers. Elle en est sortie plus forte, et il en sera de même cette fois.


Un défi sans précédent
Le 8 février, 2013

par le vice-principal exécutif Anthony C. Masi

McGill connaît actuellement la plus grave crise financière de son histoire récente. J’aimerais profiter de cette tribune pour permettre à notre collectivité de mieux comprendre comment l’Université en est arrivée là, et pourquoi nous jugeons que la situation très grave, de même que pour vous demander de nous proposer quelques pistes de solutions.

Il y a un an environ, en février 2012, lorsque nous planifiions notre budget pour l’exercice financier (EF) en cours (du 1er mai 2012 au 30 avril 2013), avec une projection quinquennale, le gouvernement du Québec promettait des augmentations, tant à l’égard du financement public que des droits de scolarité – augmentations qui devaient être constantes et régulières au cours de cette période.

Comptant sur cette promesse de ressources supplémentaires, nous avons lancé des initiatives qu’il nous est maintenant impossible d’interrompre d’ici quelques mois seulement, comme l’exige le gouvernement.

En septembre, nous avons été informés qu’il n’y aurait pas d’augmentation des droits de scolarité, ce qui réduisait de six millions de dollars notre projection de revenus pour le budget de l’EF 2013. En décembre, juste avant le congé des Fêtes, on nous a dit que Québec réduirait de 5,2 % – soit plus de 19 millions de dollars – le financement de McGill cette année. Le gouvernement a laissé entendre que ces réductions se prolongeraient au moins jusqu’à l’EF 2015.

Près de 75 % du budget de fonctionnement de base de McGill est consacré à la rémunération. Par ailleurs, l’Université a conclu des contrats, a pris des engagements envers son personnel et doit faire d’autres dépenses qui ne peuvent être inversées de façon si soudaine. Les coûts autres que les salaires (comme l’énergie, l’espace, le matériel, les bureaux et les fournitures de laboratoire) ne représentent qu’environ 160 millions de dollars par an. Comme nous arrivons presque à la fin de l’exercice de l’exercice financier, une proportion élevée de ces fonds est déjà dépensée ou promise à des tiers.

Le coup de grâce est arrivé la semaine dernière lorsque le gouvernement a imposé aux universités de réduire leurs dépenses d’au moins 50 % au cours du présent exercice financier (avant le 30 avril), à défaut de quoi elles perdraient la « subvention conditionnelle », ou le dernier versement, sur les transferts de cette année. Pour McGill, cela représente environ32 millions de dollars.

Il est possible que certains d’entre vous se rappellent ou aient entendu parler, des réductions draconiennes qui ont eu lieu au milieu des années 1990. Ce fut une période difficile pour le système universitaire québécois, et dont McGill a un très mauvais souvenir. Toutefois, à l’époque, nous avions la mince consolation de disposer de suffisamment de temps pour planifier les mesures à prendre afin de réduire l’incidence de ces réductions sur notre mission universitaire. Le gouvernement en place nous ayant informés que ces compressions se poursuivraient également pendant cinq ans.

Mais, comme vous le voyez, la première compression (le gel des droits de scolarité) a été annoncée quatre mois après le début de notre exercice financier et la seconde (la réduction de notre subvention de fonctionnement), presque aux trois quarts de celui-ci. Et la menace de ne pas procéder au dernier versement arrive seulement à 90 jours de la fin de notre année financière. Chaque semaine, les nouvelles semblent empirer. Dans son blogue, le vice-principal Di Grappa dresse une chronologie intéressante et inquiétante des revirements de politiques.

Malgré de faibles ressources financières, McGill s’est taillé une position dans le peloton de tête des universités mondiales – une position qu’elle réussit d’ailleurs à préserver parce qu’elle planifie à long terme et met ses projets à exécution. Mais ces restrictions, combinées aux réductions des budgets de recherche à financement provincial et des recouvrements de coûts indirects, constituent une attaque sans précédent à son endroit, tout autant qu’à celui de l’enseignement supérieur au Québec. Il va sans dire que nous ferons tout ce que nous pouvons pour protéger la principale mission de McGill, qui est l’enseignement, la recherche et le service à la collectivité. Cela dit, nous nous trouvons devant un défi extraordinaire.


Vous pouvez consulter cet article et les dernières nouvelles sur les réductions budgétaires et la situation financière de McGill sur le blogue Rouge, et joindre la discussion.