\pasjɔne\
Qui est propulsé par l’amour.
En 2009, McGill a obtenu la 18e place au palmarès universitaire mondial Times Higher Education-QS, et s’est classée, pour la sixième année consécutive, parmi les 25 meilleurs établissements d’enseignement au monde. Voilà qui témoigne de son originalité et de sa distinction. La joie de vivre du Québec a peut-être façonné depuis près de deux siècles le caractère unique de McGill. Ou peut-être s’agit-il de la magie née d’une communauté de plus de 45000 personnes, brillantes et avides de connaissances? Quoi qu’il en soit, la passion qui anime professeurs, étudiants et membres du personnel n’est sans doute pas étrangère au succès de McGill sur la scène internationale.
Qu’ont en commun les grenouilles, les rondelles de hockey et le son? McGill compte assurément quelqu’un qui se passionne ardemment, et avec le plus grand enthousiasme, à leur sujet.
Comme l’explique David Green, professeur de biologie et directeur du Musée Redpath, «la passion, la curiosité, la fascination, voire l’obsession, sont légion à McGill. Peu importe le terme choisi, les personnes qui en sont habitées n’en démordent pas, et c’est précisément de cela que l’institution tire son originalité.»
D’abord animé d’une ferveur intense pour les dinosaures, David Green découvre les grenouilles à l’âge de 11 ans et son destin «s’en trouve scellé.» Si la passion des grenouilles peut sembler, disons, insolite chez un adulte, force est néanmoins de constater que les amphibiens sont aujourd’hui considérés comme les meilleurs indicateurs des effets du réchauffement climatique – d’où l’importance vitale des travaux du professeur Green.
Enfant, Martha de Francisco, était «déchirée» entre la musique et les mathématiques, l’expression artistique et la logique. La production musicale a permis à cette Colombienne d’origine de concilier ses deux passions. Professeure agrégée à l’École de musique Schulich, madame de Francisco a intégré McGill en 2003, après avoir travaillé vingt ans en Europe pour la société Philips Classics, où elle a coinventé l’édition musicale sur support numérique. Aujourd’hui, elle apprend à ses étudiants à «rechercher l’essence du bon son.»
Si la plupart des Montréalais se réjouissent de la fonte des glaces à la fin de l’hiver, Cathy Chartrand, elle, n’en a jamais assez. «Sur la glace, je suis la personne la plus heureuse au monde», explique l’étudiante en éducation physique et membre des Martlets, l’équipe féminine deux fois lauréate du Championnat national de hockey universitaire. Quel est le secret de la défenseure de l’année 2005 de la Ligue nationale de hockey féminin? «Y mettre tout son coeur!»
