\ɛtɛʀnasjɔnal\
Qui relie plusieurs nations.
De plus en plus, innovation et prospérité sont le fruit de réseaux internationaux. Université canadienne la plus internationale, McGill ne ménage aucun effort pour bâtir de tels réseaux. À commencer par ses étudiants, originaires de quelque 160 pays. Près de 20 pour cent de ses 35300 étudiants sont originaires de l’étranger et apportent avec eux un éventail de langues, de points de vue et d’horizons. L’Université aide aussi ses étudiants à élargir leur vision du monde, grâce à des programmes d’études sur le terrain, d’échanges et de stages. McGill recrute les meilleurs professeurs aux quatre coins du monde pour qu’ils puissent faire connaître leurs idées et recherches de pointe et transmettre leur énergie. De fait, des 900 professeurs recrutés depuis 2000, près de 60 pour cent viennent d’universités ou d’instituts de recherche réputés en dehors des frontières du Canada.
McGill croit fermement aux vertus de la collaboration internationale – ce dont témoigne par ailleurs la recherche en sciences de l’agriculture. Les agronomes canadiens ont mené de longues recherches pour développer un soja adapté aux rigueurs du climat québécois. Aujourd’hui, avec son fort rendement économique et son aptitude à piéger le dioxyde de carbone dans le sol, le soja est un atout important de l’agriculture du Québec. Or, il se trouve que les agriculteurs chinois cultivent les mêmes plants sous un climat identique depuis plus d’un millénaire. « Alors qu’il aurait suffi d’aller dans le Nord de la Chine pendant deux jours pour y recueillir des graines, nous avons mis un siècle à sélectionner des cultivars à longue saison de végétation provenant du Sud des États-Unis et à les adapter aux conditions climatiques du Canada», soutient Don Smith, professeur au Département de phytologie de McGill. À titre de directeur scientifique du Réseau des cultures vertes du Canada et du Réseau d’innovation en matière de biocarburants et de bioproduits de McGill, le Pr Smith collabore avec plusieurs chercheurs du Canada, des États- Unis, de Chine, d’Inde et du Brésil. Ensemble, ils conçoivent des cultures qui séquestrent mieux les gaz à effet de serre et contribuent à la production de sources de remplacement d’énergie durables. «Étonnamment, le Brésil produit déjà la moitié de ses besoins en carburant liquide avec un pour cent seulement de ses terres agricoles.»
Désespéré par le volume important de pertes causées par les conditions de stockage et de traitement inadaptées des récoltes en Inde, Vijaya Raghavan a pour sa part consacré sa carrière à chercher des méthodes permettant de limiter les pertes, de sorte que de plus grands volumes de fruits et de légumes puissent être commercialisés. Titulaire d’une chaire James McGill au Département de génie des bioressources, le Pr Raghavan a encadré près de 100 étudiants aux cycles supérieurs, dont plus de la moitié viennent de l’étranger. Grâce aux connaissances acquises aux côtés du Pr Raghavan, nombre de ces étudiants ont contribué à l’essor de leur pays. En présentant des procédés postrécolte modernes, tels que le séchage aux micro-ondes et la préréfrigération par le vide, aux agriculteurs d’Inde, de Chine, de Thaïlande et, plus récemment, du Bénin et de Malaysie, le Pr Raghavan a enseigné comment préserver et partant, vendre plus de denrées agricoles. Il a également permis que des spécialistes des technologies postrécolte soient nommés dans trois des écoles supérieures de sciences agricoles indiennes.

