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Extraordinaire

\ɛƙstʀaɔʀdinɛʀ\
Qui dépasse largement les attentes.

McGill recrute et fidélise des étudiants d’exception. Ses étudiants admis en première année affichent les moyennes les plus élevées au Canada et obtiennent plus de bourses et de subventions que leurs homologues. Quoique studieux, ils ne se contentent pas d’étudier. Lorsqu’ils ne sont pas en cours ou à la bibliothèque, ils mènent des recherches avec leurs professeurs, pratiquent des sports ou prennent part à des projets communautaires. Aucune autre université canadienne ne compte autant de boursiers Rhodes : il s’agit là d’un legs éloquent de l’éclectisme et de l’excellence de son effectif étudiant.

Animés par une vive curiosité intellectuelle, les étudiants qui s’inscrivent à McGill proviennent d’horizons et de pays divers. Ils y viennent pour étudier auprès de grands professeurs et côtoyer, par la même occasion, de remarquables étudiants.

Racha Cheaib est de ce nombre. La plus récente lauréate de la Bourse de recherche Femmes en sciences de McGill a préféré la physique des particules à une carrière par «défaut» en médecine. Dans un univers peuplé d’athées de sexe masculin, force est de convenir qu’avec son hijab, cette jeune Libano-Canadienne pulvérise quelques stéréotypes, tout en cherchant à éclaircir certains grands mystères de l’Univers. «Dans ma discipline, la question qui se pose est la suivante : où est passée l’antimatière? Pour les croyants, cela revient à demander où se trouve Dieu. Nous répondons “partout”, mais encore faut-il être précis!» Racha Cheaib essaie d’y parvenir en analysant les données recueillies par un détecteur de particules de 1100 tonnes, logé au SLAC National Accelerator Laboratory, à l’Université Stanford. Et bien qu’elle navigue dans un univers subatomique constitué d’étranges particules élémentaires, elle ne perd pas de vue la situation dans son ensemble. «Nous essayons de comprendre de quoi nous sommes faits, et peut-être saurons-nous un jour pourquoi

Serene Joseph étudie également l’infiniment petit et ses grandes conséquences. Lauréate d’une prestigieuse Bourse Vanier, elle vient d’entreprendre un doctorat en épidémiologie, et étudie le paludisme et les coinfections parasitaires en Amazonie péruvienne. «Les recherches sur les maladies qui frappent les populations les plus pauvres de la planète sont relativement peu nombreuses», explique-t-elle. «Il existe de multiples recoupements entre ces maladies et pourtant, on ne sait pas grand-chose du fardeau sanitaire et social que les infections multiples font peser sur les populations .» Serene Joseph s’intéresse plus particulièrement aux groupes à risque élevé : les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. «L’amélioration de la santé pendant la grossesse est bénéfique à la mère et à l’enfant. On fait d’une pierre deux coups en quelque sorte.» Son prochain et dixième voyage en Amazonie aura lieu lorsqu’elle aura terminé ses cours théoriques. Les conditions y sont parfois éprouvantes, mais cela vaut vraiment la peine. «Lorsque je suis sur le terrain, mon travail prend un aspect très pratique, et j’aime avoir le sentiment d’être utile et d’aider une communauté.»

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