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Florent Sbai-Conti - 2011 Quebec Studies Intern with Voir newspaper in Montreal

U3, Political Science, Quebec Studies and International Development:Florent Sbai-Conti

Thank to the Quebec Studies Program, Florent interned at Voir, a well-known francophone weekly newspaper publishing a mix of local and international news, listings and critiques centered on films, arts and literature. Florent is part of Le Délit, McGill student newspaper, and TVMcGill, with whom he directed a documentary about being francophone at McGill.


In his own words:

C’était avec beaucoup de motivation mais également d’appréhension que j’ai commencé mon stage à la fin du mois de mai. J’étais déjà un lecteur du journal mais aujourd’hui, après y avoir contribué et surtout observé les rouages de sa production, j’ai l’impression de comprendre beaucoup mieux son fonctionnement, son rôle, et sa place dans le paysage des médias montréalais, québécois et canadiens.

Car évidemment, au début d’un stage, on part avec beaucoup d’idéaux et sans trop savoir quoi attendre du milieu dans lequel on va vivre pendant un court temps. J’ai eu l’opportunité de toucher à un nombre considérable d’aspects du journal et de sections, et c’est ce qui a rendu le stage, en lui-même, très riche, plein d’enseignements pour un passionné de l’écriture, du journalisme et de la culture comme je suis.

Muni de ma petite expérience limitée du journalisme, après avoir rencontré et travaillé avec mes collègues de travail, j’ai appris et découvert un monde qui n’est jamais le même, toujours en mouvement, où il faut être à la pointe de l’information et disposer d’un sacré sens du jugement. J’ai donc essayé de travailler dans cette optique, même si je ne peux pas avoir idée de la charge de travail qu’ont les chefs de section autour de moi et que je ne fus qu’un minime apport.

Je pense que sur ce terrain du journalisme, plongé à l’intérieur même du système, j’ai vu des manières de travailler et de vivre son emploi qui me plaisent énormément. Néanmoins, j’ai été également mis face aux réalités du monde des médias et de la presse. J’ai réalisé les difficultés et les défis qui s’imposent aux journaux, mais aussi à la culture. Voir, journal gratuit, doit vivre avec des contraintes dans un système où tout se coordonne et où tout le monde essaye d’avoir le nombre maximum d’espace pour mettre à l’honneur cette culture. Mais le cruel constat se fait d’autant plus en regardant les archives et en se rendant compte qu’il y a dix ans, Voir produisait des numéros qui dépassaient régulièrement la centaine de pages. Présentement, la chose a beaucoup changé mais le travail journalistique y est toujours aussi excitant, j’en suis certain.

J’ai eu, en outre, l’immense privilège que l’on me fasse rapidement confiance pour l’écriture d’articles tous très différents. J’ai eu la chance de me joindre à la vie professionnelle du septième étage du 355 Sainte-Catherine Ouest, et d’être accepté très vite aux conversations des gens avec qui je travaillais. C’est donc presque carte blanche que l’on m’a donnée. En tant que stagiaire, j’ai bien sûr effectué certaines tâches normales que l’on attribue à ce rôle, mais sans que ces dernières ne deviennent dérangeantes pour moi. J’ai donc effectué des tâches allant de la recherche d’anciens numéros dans les archives jusqu’au tri du courrier du rédacteur en chef. Mais par-dessus tout, c’est écrire que j’ai fait le plus durant ce séjour au Voir, et cela à ma plus grande joie. Très vite, on m’a confié l’écriture de brèves pour le site internet et puis l’expérience s’est approfondie. En effet, ensuite j’eus à ma charge des articles pour la version papier du journal. En addition aux critique de livres que j’ai réalisée pour la section Culture, j’ai en outre participé à la section Art de vivre du Voir avec des articles par exemple sur une boutique gourmet d’un restaurant ou encore sur les activités de la Fête nationale, pour ne citer que ces deux. Ce fut un grand privilège que de voir mes feuillets publiés dans le journal et une belle opportunité offerte par mes collègues de travail.

On m’a également demandé d’écrire régulièrement un blogue sur le site Voir.ca afin de laisser une trace de mes impressions et de mon expérience au fur et à mesure que le stage avançait. Ainsi, cette période durant les mois de mai et juin fut riche, diverse et jamais elle ne devint une routine laborieuse. Chaque jour m’a appris un peu plus sur ce travail, même s’il y a eu quelques moments moins chargés et plus inoccupés que d’autres.

On m’a appris à développer une certaine vision du milieu de la culture tout en me posant peu de contraintes et me laissant pas mal de marge de manœuvre. Et c’est tout cela que j’ai aimé dans ces trente jours passés au journal. Malgré les désagréments occasionnels que le statut du journal gratuit implique au processus de production et surtout malgré la durée assez courte (mais fort appréciable) de mon temps là-bas, ce stage a été l’une des plus belles expériences professionnelles que j’ai jamais eues et n’a fait qu’agrandir l’intérêt que je porte au journal, à l’écriture, et à la culture. Ces éléments me semblent assez importants dans les choix de carrière qui pourraient s’offrir à moi, et je considère cette expérience comme décisive dans mon approche de la vie professionnelle éventuellement après mes études.

Par ailleurs, rien de tout cela n’aurait été possible sans les partenariats de qualité qu’entretient le Programme d’Études sur le Québec de l’Université McGill et de son coordinateur Stephan Gervais. C’est en effet par le biais du programme que j’ai pu réaliser ce stage si plein et passionnant. Ma mineure du PÉQ est un atout de choix, tant par la pertinence des cours interdisciplinaires que je peux y suivre que par l’attrait des stages proposés comme celui-ci au journal Voir que je réitèrerais volontiers.