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Hygiène du travail et soins des animaux

 

Énoncé de politique

L’Université prend diverses mesures pour protéger la santé des participants à certaines activités de recherche contre les risques qui y sont associés : (1) éducation et formation, (2) isolation et confinement des activités à haut risque, (3) évaluation de l’état de santé des participants avant l’exposition, (4) examen médical périodique, (5) dispensation de soins médicaux d’urgence, (6) immunisation ou autre traitement préventif contre des risques particuliers, (7) exclusion des personnes non autorisées dans les installations de recherche, (8) exclusion des personnes souffrant d’une maladie infectieuse active qui présente un danger de contagion pour leurs collègues de travail ou pour les animaux, (9) utilisation de l’habillement, de l’équipement et des installations appropriés, (10) gestion des soins vétérinaires pour la santé des animaux, et (11) tenue des dossiers sur les maladies et blessures professionnelles.

Cette politique exige la confidentialité du traitement de l’information médicale. Les personnes devant passer un examen médical, recevoir un traitement ou faire l’objet d’un suivi, doivent être complètement informées des avantages et des dangers associés. Ces services doivent être fournis gratuitement à la personne concernée. Toutes les activités reliées à ce programme doivent être disponibles durant les heures normales de travail.

Éducation et formation

Les personnes qui travaillent dans les installations de recherche doivent être entièrement informées des risques potentiels reliés aux tâches proposées. Le directeur de chaque laboratoire a la responsabilité d’informer le personnel de recherche des risques courus et des procédures de sécurité nécessaires. Le Service de santé, sécurité et environnement est chargé de donner une formation sur les principes du rayonnement et sur le Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT).

Le Comité de sécurité des laboratoires de l’Université a le mandat d’élaborer des protocoles concernant les activités de recherche qui présentent des dangers biologiques.

Le Comité de soins aux animaux de l'Université est chargé de vérifier les qualifications des chercheurs qui utilisent des animaux dans leur recherche.

Soins des animaux

Les activités de recherche et d’enseignement qui utilisent des animaux et les soins à prodiguer à ces animaux, présentent des dangers particuliers pour la santé, qui ne font normalement pas partie d’autres activités. L’importance du danger dépend de (1) la nature du contact (direct ou indirect) avec les animaux, leurs tissus, leurs excrétats et fluides corporels, leur fourrure ou plumes, leurs cages, leurs squames; et (2) des espèces utilisées.

Consciente de sa responsabilité à l’égard de la sécurité de l’environnement de travail, l’Université a adopté cette politique pour la protection des enseignants, du personnel et des étudiants contre les dangers pour la santé que peuvent présenter les travaux avec des animaux, ou les soins à leur prodiguer.

Objectifs

  1. Protéger les personnes contre les dangers associés à l’utilisation des animaux et aux soins des animaux.
  2. Voir à ce que les personnes concernées soient rigoureusement informées des risques associés à leur travail.
  3. Fournir des services de médicine préventive et des conseils et soins médicaux rapides et adéquats.
  4. Réhabiliter les employés dont la santé a été compromise suite à une exposition professionnelle.
  5. S’assurer que les personnes ont la capacité physique d’accomplir les tâches qui leur sont assignées sans risque excessif pour elles-mêmes et leurs collègues de travail.
  6. Protéger les animaux des maladies que les humains pourraient leur transmettre.

Hygiène personnelle

Les personnes qui travaillent avec des animaux doivent faire preuve d’une grande propreté personnelle pour réduire le risque de contracter des maladies transmises par les animaux, et elles doivent avoir accès aux installations et fournitures nécessaires à l’hygiène personnelle. Toutes les personnes qui entrent en contact avec des animaux doivent porter des vêtements adaptés au travail dans une animalerie. Le personnel assigné aux soins des animaux doit porter un habillement fourni et blanchi par l’institution, séparé des vêtements portés à l’extérieur de l’animalerie. Les vêtements exposés à des agents microbiologiques potentiellement dangereux ou des substances toxiques doivent être décontaminés avant d’être envoyés à l’extérieur pour être lavés. L’équipement jetable comme les gants, masques, bonnets, tuniques, combinaisons et couvre-chaussures doit être porté lorsque c’est nécessaire. Il faut toujours se laver les mains après avoir touché aux animaux ou aux accessoires des cages, afin de réduire le risque de contamination.

Les vêtements doivent être changés aussi souvent que nécessaire pour assurer l’hygiène personnelle. La couche extérieure des vêtements portés dans les animaleries ne doit pas être portée en dehors des installations. Les participants au programme doivent avoir accès à des installations pour se laver et prendre une douche.

Il incombe à l’agent responsable des soins aux animaux à l’Université de déterminer les procédures particulières à suivre, de concert avec le directeur de l’unité ou le chercheur principal.

Il est interdit de consommer de la nourriture ou des boissons, de fumer ou d’appliquer des produits cosmétiques dans les animaleries.

Soins médicaux reliés aux programmes

Cette section porte sur les activités courantes de suivi de la santé en rapport avec l’utilisation des animaux et les soins à leur prodiguer. Cette section ne traite pas des morsures d’animaux ou autres accidents impliquant des animaux, qui doivent faire l’objet d’un traitement d’urgence.

Espèces

Contact direct

Contact indirect

Primates non humains

1, 2, 4, 5, 6

1

Mammifères non domestiques

1, 2, 3, 5, 6

1

Mammifères de ferme

1, 2, 5, 6

1

Rongeurs et lapins

1, 2, 5*

1

Carnivores

1, 2, 3, 5, 6

1

Oiseaux domestiques 

1, 2, 6

1

Oiseaux non domestiques

1, 2, 5, 6

1

Reptiles

1, 2

1

Amphibiens

1, 2

1

 

Légend

e1.

 Évaluation médicale préalable à l’embauche : questionnaire sur les antécédents médicaux et examen médical (si indiqué cliniquement).

2.

Immunisation antitétanique (si elle n’est pas à jour). Rappel à tous les dix ans.

3.

Immunisation contre la rage préalable à l’embauchage. Suivi du niveau des anticorps deux fois par année. Immunisation répétée au besoin.

4.

Test de dépistage de la tuberculose préalable à l’embauchage et à tous les ans. Rayon X si positif.

5.

Mise en réserve de sérum (si recommandée par le médecin). À utiliser comme matériel de référence uniquement pour déceler les maladies reliées au travail avec les animaux.

5*.

 Idem à 5. Concerne uniquement les rongeurs de sources non commerciales ou les rongeurs utilisés pour les tumeurs transplantables.

6.

Examens médicaux semestriels. Examen de l’état de santé (questionnaire). Examens/tests effectués selon les symptômes, l’historique et/ou l’exposition.

 

Définitions
Contact direct : manipulation d’animaux vivants, de tissus ou fluides corporels non traités pour la conservation, de cages d’animaux, d’accessoires de cage, de déchets animaux ou de carcasses.

Contact indirect : travail dans les zones où des animaux sont utilisés ou logés. Les personnes qui exécutent ce travail peuvent être exposées par contact accidentel ou par les aérosols.

Utilisation du laser

Un examen de la vue est un examen médical obligatoire préalable à l’embauchage pour les enseignants, le personnel et les étudiants devant travailler avec des rayons laser de classe 3b et classe 4. L’examen est offert dans le cadre d’une clinique semestrielle organisée par le Service de santé, sécurité et environnement.

Ce type d’examen de la vue établit une base de référence avec laquelle on pourra évaluer les dommages oculaires reliés aux activités utilisant le laser. Le but de ces tests est de protéger les enseignants, le personnel et les étudiants en cas de blessure accidentelle réelle ou présumée due au laser. L’examen permet aussi d’identifier les travailleurs pouvant être vulnérables à une exposition prolongée à l’émission continue de certains lasers. Une détection précoce des modifications ou dommages biologiques permettrait une intervention active pour empêcher l’aggravation des dommages biologiques ou favoriser la récupération.

Le site Web de Santé, sécurité et environnement www.mcgill.ca/ehs contient de plus amples renseignements sur la sécurité du travail avec le laser.